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  Révolte des nu-pieds en 1639

 

La révolte des "nu-pieds" en 1639

A l’occasion de l’exposition « Méré explore son passé » conçue par les archives départementales qui s’est déroulée fin septembre 2004, un panneau relatait la révolte des « nu-pieds » en 1639.

 Cet évènement historique nous est raconté ainsi :

« Sous le règne de Louis XIII, il fut envisagé d’étendre la gabelle (impôt sur le sel) dans une région qui en était encore exempte : le Cotentin, et les vicomtés de Vire et de Domfront.

Dans un contexte de fiscalité écrasante, de peste et de misère économique, cette initiative déclencha un mouvement de révolte dans toute la Basse Normandie. Partie d’Avranches en juillet 1639, la révolte des « nu-pieds » s’étendit en quelques semaines et la répression fut sanglante.

 A Vire, les habitants des faubourgs se révoltèrent le 12 août, déclenchant la réaction des bourgeois de la ville qui s’opposèrent aux insurgés. En décembre, les troupes royales du colonel Gassion se rendirent à Vire dans le but même de raser les murailles. Vire protesta de sa fidélité et de son allégeance au roi, et c’est grâce à Philibert le Hardy, avocat du roi et son parent François Radulph, sieur de Méré qui réussirent à parlementer avec Gassion que la ville de Vire put être finalement épargnée ».

 Fait tout à fait étonnant : cet évènement mémorable fut immortalisé sur le manteau d’une cheminée, et il est encore visible 350 ans plus tard, dans une très grande qualité de conservation, située dans une propriété privée de Saint Denis de Méré.

 Sur cette fresque, on peut ainsi encore voir l’attitude des bourgeois et ecclésiastiques de Vire face aux émeutiers, d’où cette procession d’une trentaine de personnages, religieux et bourgeois, armés de fusils, d’épées, de hallebardes et de piques, à la tête desquels on trouve trois enfants armés chacun d’une épée et d’un bouclier sur lesquels figure l’inscription : Pro bono pacis (pour le bien de la paix). Au dessous, sur le linteau de la cheminée, on peut également voir au centre le blason des Radulph (devenu celui de notre commune) flanqué à gauche du blason des Hardy et à droite par celui des de Vassy.

 Ce panneau a bien évidemment beaucoup intéressé notre député Jean Yves Cousin, Maire de Vire, qui était venu inaugurer cette exposition et il exprima en conclusion et avec humour « toute sa gratitude et la reconnaissance éternelle de la ville de Vire à l’égard de Saint Denis de Méré » !


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